Bulletin du dimanche 5 juillet 2026

Quand les gens labouraient avec la charrue, ils attachaient un joug (un morceau de bois) sur le cou de deux boeufs ou deux chevaux. Les deux marchaient côte à côte et tiraient ensemble la charrue. Nous portons chacun de notre façon des fardeaux divers, voilà que le Seigneur s’offre pour les porter avec nous ou même de les porter seul.

Une autre image qui me vient en tête est celle de deux enfants qui marchent ensemble avec les bras sur les épaules l’un de l’autre. Ils manifestent cette amitié qu’ils ont l’un pour l’autre.

Écoutons ensemble cette histoire : Un jour, un homme voit un petit enfant qui porte sur son dos un autre enfant qui était estropié. Il avait l’air de peiner sous le poids et avançait lentement. Mais malgré cela, les deux enfants souriaient et semblaient heureux. « C’est un bien lourd fardeau que tu portes sur toi » dit l’homme. « Non monsieur, ce n’est pas un fardeau, répondit l’enfant, c’est mon petit frère » . La sagesse de l’enfant, de ce tout-petit, laissa notre homme pantois. Dans ses mots à lui, l’enfant nous rappelle que ce qui peut nous sembler lourd à porter de manière rationnelle et réelle, est souvent léger lorsque c’est vécu dans l’amour. Quand l’amour est au coeur de nos efforts, des défis que nous nous imposons pour grandir, parfois même pour survivre, le fardeau n’est plus un fardeau, mais une expérience de vie. Seuls, nous ne sommes pas capables de tout porter. Nous avons besoin les uns des autres, c’est-à-dire que nous nous portons les uns les autres. Et ce que le Christ nous invite aujourd’hui, c’est d’accepter de poser en lui les fardeaux qui nous semblent insurmontables. Si ton joug est trop lourd, pose-le en celles et ceux que tu aimes. En le posant dans leur coeur, tu l’offres à Dieu qui le portera dorénavant avec toi. Bonheur ou malheur se posent en Dieu. Si nous le faisons au nom de l’amour, notre fardeau deviendra léger. C’est irrationnel. C’est également de l’ordre du mystère. Et le mystère est le coeur de notre foi au coeur de nous-mêmes. Amen.

Votre pasteur, l’abbé Pascal